Retour sur l’intervention de Florian Meyer (Université de Sherbrooke) : comprendre et réfléchir la classe inversée

Environ 60 enseignants et personnels répartis sur les sites de Lorient, Vannes et Pontivy, sont venus assister grâce aux salles connectées du campus numérique UBL, à l’atelier interactif animé à distance depuis Sherbrooke par Florian Meyer, sur le thème de la classe inversée.

Vidéo de l’atelier et résumé :

Florian Meyer a invité les participants à réfléchir sur la notion de classe inversée en abordant différents angles de réflexion.

Tout au long de l’atelier, les participants ont pu interagir avec l’intervenant en répondant et en testant un service web gratuit Socrative qui permet de répondre à des sondages et QCM via leurs terminaux connectés au web. Florian Meyer a questionné les participants :

  • Qu’inverse t-on quand on parle de classe inversée ?
  • Pourquoi “inverse t-on” la classe ?
  • La classe inversée est populaire mais fonctionne t- elle vraiment ? Est-ce efficace ?
  • Comment apprend-on ?

L’histoire et l’évolution de la classe inversée ont été abordées ainsi que le changement de représentation que cela peut suggérer dans une salle de cours, pour les étudiants et les enseignants.

L’intervenant invite les participants à prendre du recul par rapport à tous les dispositifs qui sont à la mode et populaires comme la classe inversée. Ce n’est pas parce qu’on instaure de nouvelles fonctionnalités pour un nouveau dispositif que cela fonctionne automatiquement.

Il propose  une définition de la classe inversée non pas comme une pédagogie nouvelle ou une pédagogie “inversée”, ni une révolution pédagogique, mais plus un ensemble de stratégies qui puise dans les pédagogie actives, qui permet d’atteindre des objectifs pédagogiques.

Les fondements de l’apprentissage et des processus cognitifs des étudiants ont apporté un éclairage important pour que les enseignants trouvent des moyens pour stimuler ces processus.

Les potentiels pédagogiques et d’innovation auprès des différents acteurs (enseignants et étudiants) ont été mis en lumière en tenant compte des représentations que chacun peut se faire sur la mise en œuvre d’un tel dispositif, comme considérer que parce que l’étudiant a visionné une vidéo, celui-ci a nécessairement acquis le concept expliqué.

Enfin, les grands principes d’ingénierie pédagogique ont été soulevés. Florian Meyer souligne l’attention particulière à lui apporter. Il est nécessaire de bien penser l’environnement d’apprentissage et se questionner :

  • Qu’est-ce que l’on donne aux étudiants comme ressources, activités et situations pédagogiques ?
  • Quelles sont les compétences et connaissances développées à l’intérieur de cet environnement d’apprentissage ?

Florian MeyerFlorian Meyer est professeur agrégé en intégration des technologies en enseignement secondaire et supérieur au département de pédagogie de la faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke et directeur du centre PeDTICE (http://pedtice.org). Sa thèse de doctorat en sciences de l’éducation, complétée à l’Université de Montréal en 2010, se concentrait sur les effets d’un programme de formation en ligne exploitant des vidéos de pratiques enseignantes sur le développement professionnel des enseignants. Ses travaux de recherche actuels et ses diverses collaborations internationales portent sur la formation technologique des enseignants à des fins éducatives, la conception pédagogique, l’utilisation de vidéos pour la formation des enseignants, des environnements d’apprentissage numériques et e-portfolios ou encore l’intégration des TIC dans nos propres pratiques de formation des enseignants. Son parcours pédagogique l’a amené de chargé de cours et de conseiller pédagogique en intégration des TIC à l’Université de Montréal à professeur responsable de cours en ligne sur l’intégration des TIC au secondaire ou dans le supérieur et sur l’ingénierie pédagogique de cours en ligne à l’Université de Sherbrooke.

Crédit image : http://www.classeinversee.com/

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